Bienvenue petits et grands caribous !

jeudi 26 juillet 2012

Un petit tour dans le Queen Elizabeth Park / Flower power

Bonsoir à tous,

Bientôt le week-end, et même les belles vacances pour certains.
Après un début de semaine pluvieux, ici le beau temps est de retour.

Les cours d'anglais suivent leur cours, sans beaucoup de progrès à l'oral où je mesure surtout mes incorrections et l'ampleur du travail et de la pratique qu"il faudrait. Mais bon, that's it.

Mardi dernier, j'ai pu visiter l'Art Gallery de Vancouver : http://www.vanartgallery.bc.ca/.
C'était la soirée où le ticket d'entrée était "by donation", à la libre appréciation de chacun. Je suis content de la visite, mais je dois dire qu'à plein tarif, je l'aurais moins été. Ce musée est principalement orienté Art contemporain, et curieusement cela venait bien à point pour faire écho à ma lecture du moment, le Paris-New-York de Marc Fumaroli.
J'y allais surtout au départ pour découvrir les oeuvres d'Emily Carr, l'artiste-peintre locale (http://fr.wikipedia.org/wiki/Emily_Carr). J'ai été assez déçu, il y avait à peine une dizaine de tableaux exposés, dont Odds and ends (visible dans l'article wikipédia). Et ce que j'ai vu ne m'a pas beaucoup plu esthétiquement, même si sa démarche, son intention et son parcours sont intéressants. Je crois qu'il y a un autre endroit à Vancouver où il y en aurait peut-être davantage à voir, l'école d'art qui porte son nom, et puis également à Victoria, sur l'île de Vancouver, où se trouve sa maison-atelier. J'irai peut-être à l'un ou l'autre endroit. 
Les autres étages de l'Art Gallery sont consacrés à des expositions thématiques temporaires d'art contemporain. J'ai pu voir quelques Marylin d'Andy Warhol, quelques tableaux de Cy Tombly et de Frank Stella, des grands amis de mon Fumaroli... Bref, pas convaincu voire manquant un peu d'air, j'ai traversé à grands pas ces salles.
Au rez-de-chaussée, l'exposition principale du moment m'a en revanche réjoui. Il s'agissait de la collection rassemblée dans la première moitié du XXe siècle par Etta et Claribel Cone, deux soeurs américaines qui ont vécu et voyagé en France où elles ont fréquenté Matisse. Venue du musée de Baltimore, Etats-Unis, auquel elle a été léguée, cette collection présente principalement des peintures, des dessins et des sculptures de Matisse, ainsi qu'une salle d'oeuvres de Picasso, et remarquables, un très beau tableau de Courbet, de Van Gogh, de Cézanne, de Renoir également.
Un bon moment, que ce temps passé devant ces tableaux. L'instant suspendu qu'ils dépeignent, les lignes, les couleurs, les équilibres de mouvements et d'immobilité réjouissent et apaisent le regard, invitent à un petit arrêt du temps devant eux.

Aujourd'hui jeudi, je suis retourné me promener un peu dans le Queen Elizabeth Park, dans la partie sud de Vancouver, où j'étais allé jeudi dernier. Après y avoir fait une balade pour ramener quelques photos, j'y suis resté une bonne heure à lire, sur un banc ombragé.

Pour commencer, petit passage par la roseraie :



























Quelques pas dans le jardin paysager, en vue du Bloedel Floral Conservatory (que je n'ai pas visité mais qui abrite un environnement tropical) :


















En contournant ce Conservatoire botanique, un point de vue sur Vancouver, du sud vers le nord :


















Retour au jardin, à la recherche d'un banc :

















Et quelques fleurs pour finir :


















La bise,
Sylvain

(Post-scriptum : dans un langage moins fleuri, voici une petite bêtise de film capté sur YouTube, dont la réputation circule parmi les élèves des cours, et qui plaisante de la difficulté de prononciation de l'anglais et de la situation du touriste : the Italian men who went in malta :
http://www.youtube.com/watch?v=YjXGywPzkw0&feature=fvwp&NR=1)

dimanche 22 juillet 2012

Ascension de Grouse Mountain / Hiking the Grouse Grind

Bonjour à tous,

Aujourd'hui dimanche, retrouvant deux comparses des cours d'anglais assez tôt ce matin, nous sommes allés là où j'étais allé avec Nicole et Hiroko il y a deux semaines, voir le spectacle des bûcherons, les ours et les rapaces, en haut de la Grouse Mountain. Sauf que nous sommes montés à pied et non pas en téléphérique, et que le temps était couvert, prenant la montagne dans la bruine et les nuages à mi-pente.

Extrait du site suivant http://centredesmedias.canada.travel/content/travel_story_ideas/bc_hikes, voici une petite présentation de ce sentier qui est une des attractions réputées de Vancouver :
"Le sentier Grind du mont Grouse
Longueur : 2,9 kilomètres
Dénivelé : 853 mètres
Temps de randonnée estimé : 1h30
La randonnée du Grind, sentier accroché au versant sud du mont Grouse, à North Vancouver, est devenue, au fil du temps, la plus célèbre de Colombie-Britannique. Le chemin pentu présente un dénivelé moyen de 30 degrés et grimpe sur 853 mètres au cœur de la forêt, depuis Valley Station jusqu’au plateau. Au total, 2 830 marches sont sculptées dans le sentier, de quoi chauffer les muscles des cuisses! Achevé au début des années 1980, le Grind fait partie des incontournables tant pour les habitants de la région que pour les voyageurs de passage. Vous ne réussirez probablement pas à atteindre le sommet en 24 minutes (record établi à ce jour), un adulte y arrivant en moyenne en une heure et demie. La montée en vaut cependant la peine, ne serait-ce que pour admirer Vancouver, son plan urbain unique et ses mille et une couleurs, depuis un point de vue dégagé. La meilleure façon de redescendre? À bord du Grouse Mountain Skyride."

C'est un trail très fréquenté, particulièrement un dimanche matin, mais très bien aménagé, bien impressionnant par sa verticalité. On y est tout du long en sous-bois. Aujourd'hui, la vue n'était pas dégagée. J'ai dû mettre environ 1h15 pour arriver en haut et, après une pause de 20 min (je voulais être de retour devant on ordinateur pour le milieu de journée, pour une petite communication Skype avec Lyon, du 13h à Vancouver donnant du 22h chez vous), ai choisi de ne pas prendre le téléphérique mais de redescendre par le sentier... J'avais un bâton de marche, mais les cuisses flagellaient un peu une fois arrivé en bas. 
C'était une bonne expérience, plutôt rassurante pour mes jambes et mon souffle, encore à peu près là ! Et puis je voulais me faire une idée de ce que cela représentait car, quand Isabelle sera là, il y a deux villes dans les Rocheuses canadiennes qui ont un tel téléphérique, montant à un point de vue majestueux, mais coûtant cher, avec l'alternative d'en faire une bonne rando, à Banff ainsi qu'à Jasper. Cela paraît possible de faire comme ça, si la météo s'y prête et si le retour peut se faire par un chemin plus long mais plus soft.

Voili voilou. Pictures now / aux images !
Au départ



"William Blake, do you have any tobacco ?"







Redescendant






En bas

Promenade du samedi dans le quartier / Exhausting the dog on his leash

Hier samedi, le temps s'est dégagé en début d'après-midi. Néanmoins, je ne suis pas sorti vers le centre-ville, mais me suis contenté d'une promenade dans le quartier pour sortir le chien.
Même si les rues sont larges, pavillonnaires, rectilignes, elles sont tracées en préservant de la géographie locale les vallons qui descendent des montagnes vers la baie, lesquels sont devenus des parcs publics qui donnent très vite l'impression d'être immergé dans une forêt profonde. A proximité de là où j'habite, il y a de part et d'autre à 100 ou 150 mètres deux de ces parcs qui vous dépaysent et vous font faire de l'exercice en un rien de temps. Si vous suivez sur la vue satellite, hier je suis parti vers l'est, descendant dans le bois, remontant sur les terrains de sport (en pleine activité base-ballistique le samedi), poursuivant jusqu'à l'axe commerçant de Lonsdale Avenue, avant de faire grosso modo le chemin de retour.












samedi 21 juillet 2012

Jours de pluie / rainy days

Cette matinée de samedi est déjà bien avancée. Bonjour !

Nicole est partie pour la journée accompagner Megan chez ses grands-parents, dans la région apparemment très chaude de l'Okanagan, dans l'intérieur des terres : 4h de route aller, autant au retour. Je ferai une promenade avec le chien tout à l'heure, histoire de le sortir.
Ce matin, j'ai un peu nettoyé les systèmes de l'ordinateur, répondu à quelques messages, et, après un moment gymnastique-toilette-ménage de la chambre, je viens d'ajouter au blog, sur des recommandations avisées, la possibilité de s'inscrire pour être averti par mail des mises à jour (vous me direz si ça marche), et j'essaierai d'insérer des liens GoogleMaps pour une géolocalisation en vue satellite des lieux dont je parle (quand le texte est d'une autre couleur et ouvre sur un lien en cliquant dessus).

Aujourd'hui comme hier, le temps s'est bien radouci et est à la pluie, une pluie fine et continue, virant par moment à l'averse drue, le tout sur un ciel blanc.
Hier, j'ai pris quelques photos sur les lieux de cours, des vues depuis la salle de classe, la salle de classe à un moment de pause le matin, et enfin un des cours de l'après-midi qui a eu lieu... au coffe-shop, à pratiquer (plus ou moins) la discussion libre.
















Dans l'après-midi, après 15h, j'ai profité d'une accalmie pour me balader en direction du Stanley Park, remontant Robson Street, faisant une incursion sur la frange sud-est du parc et le bord de mer, avant de rejoindre Davie Street pour y prendre un bus et rentrer. (Sur cette carte, je suis parti du secteur D-F puis ai contourné A-B jusqu'à la plage avant de revenir par E jusqu'à Davie Street... je ne sais pas si c'est très clair...).



En face, au sud, pointe de Vancouver
où se trouve l'UBC (University of
British Columbia) et son musée.


Au large, à l'ouest et dans les nuages, la pointe sud de Vancouver Island.





Le Routard : "Gazon, joggeurs, cyclistes, vendeurs de glaces et
troncs d'arbres pour s'adosser... on pense à tout ici !"


















Cette semaine, j'ai ainsi fait plusieurs promenades de reconnaissance. Dans mon Fumaroli à New-york, je trouve cette phrase qui correspond assez bien : "Décembre est là, sans neige. Je m'oblige à sortir autrement que pour gagner l'université toute proche. Je vais en métro, en bus ou en taxi dans des quartiers inconnus, à l'écart de la Ve avenue et de Greenwich Village." Sauf que Vancouver étant sans doute plus petite, j'emploie plutôt mes pieds et le bus.
En fait, je pense surtout par avance aux trois jours que nous aurons ici à l'arrivée d'Isabelle, la soirée du 18, les 19, 20 et 21 août, qui seront courts pour appréhender la ville et qu'il s'agira d'optimiser. Alors je repère les lieux autour et à partir de notre future Auberge de jeunesse HI Vancouver Downtown. Lundi, un tour du quartier pour repérer épiceries et supermarchés, petits restaurants, lignes de bus. Mardi, descente de Davie Street qui m'a permis de repérer le plus proche accès au train arrivant de l'aéroport. Jeudi, une excursion dans la partie sud de Vancouver pour aller dans le Queen Elizabeth Park, et voir s'il mériterait le détour pendant nos trois jours : j'y ai découvert un très joli parc botanique, fleuri et arboré, un banc où j'ai pu lire une bonne heure tranquillement, et une belle vue d'ensemble de Vancouver depuis une légère hauteur. Si j'y retourne, je prendrai l'appareil photo, mais là, je ne l'avais pas. Vendredi, en allant vers Stanley Park, je voulais voir une bonne adresse de cheesecakes recommandée par mon hôte, non loin de l'intersection entre Denam et Robson, et j'ai également pris les tarifs de diverses locations de vélo. Au fur et à mesure, j'imagine les circuits qui seront les plus intéressants, complets, réalisables sans excès de fatigue due à la marche à pied, agréables. Que de paramètres !

Mardi soir, à la maison, nous avons eu repas japonais. Megan, la fille aînée, devenue végétarienne, a appris des recettes de diverses personnes qu'elles ont hébergées ici, et notamment à faire des sushis. Hiroko quant à elle avait préparé une soupe miso. Et Nicole, des crêpes chinoises pour accompagner. C'était fameux.
Après le repas, j'ai proposé à Hiroko de regarder Princesse Mononoké, le film d'animation japonais de Miyazaki, que j'ai sur mon disque dur. C'était en français dans le texte... mais connaissant déjà l'histoire, elle a fait avec les images. Pour moi qui ne l'avais pas encore vu, c'était une belle découverte. Hier soir, c'est le film d'animation adapté de Giono, L'homme qui plantait des arbres, que je lui ai proposé, pour rester dans la même thématique du rapport des hommes à la nature, destruction/protection. Là aussi, c'était en français, mais d'une part les images sont fort éloquentes - et belles -, d'autre part je traduisais ou expliquais de temps en temps en anglais ce qui se passait. Un bon exercice, n'est-il pas ?

Bon, je vous laisse pour aujourd'hui.
Au programme du week-end : potasser un peu d'anglais si le temps reste à la pluie ; sortir jusqu'à la pointe de l'UBC pour m'y balader si le temps se dégage ; et demain, s'il ne pleut pas, j'ai rendez-vous de bonne heure avec trois jeunes élèves pour faire l'ascension de Grouse Mountain à pied - c'est l'endroit aux bûcherons, où Nicole nous avait emmenés avec Hiroko par téléphérique. Il parait que c'est fort raide !

La bise,
Sylvain