Bienvenue petits et grands caribous !

samedi 28 juillet 2012

Stanley Park bis / Marina

Bonjour bonjour,

Samedi matin : compte-rendu de la petite sortie du vendredi après-midi.
Hier, j'ai choisi de retourner vers le Stanley Park, le grand parc boisé qui couvre toute l'extrémité de la presqu'île, en allant cette fois à la pointe sud-est, orientée vers le Burrard Inlet et regardant vers la façade urbaine. En somme, un tour dans le secteur de l'Aquarium de Vancouver.

Descendant du bus, on marche très confortablement sur un circuit pour piétons, rollers et cyclistes et qui longe au plus près la rive. Au début, on contourne le bassin de la marina de Vancouver ; on dépasse ensuite Deadman Island, une île qui a été un cimetière indien avant de devenir un cimetière au temps des premières implantations anglo-canadiennes, et qui est maintenant réservé à la marine royale du Canada.







 
C'est à la fois spacieux et bien fréquenté, fort animé.






On arrive bientôt au Totem Poles qui rappelle, en une sorte de mémorial, l'ancienne implantation indienne sur les espaces d'îles, d'eaux et de forêts de Vancouver et de sa région et évoque le sens de ces totems en lien avec les éléments. Il y a certes là un côté bien artificiel, mais pas que ; si les totems, à ce que j'ai compris, ne sont pas des originaux du XIXe siècle, lesquels soit ont disparu soit sont dans des musées, ils ont néanmoins été réalisés par des Indiens dépositaires de l'art, de la technique, de la tradition de ces totems.








On arrive ainsi aux points de vue du rivage nord sur le Burrad Inlet, le pont Lion's Gate Bridge, la statue presque danoise d'une girl in a wetsuit (Jeune fille en tenue de bain), une promenade prise entre l'eau et les hauts arbres du parc.







Un joli tour, que je considère un peu comme un incontournable de Vancouver.

Je finis à l'instant ce message, samedi en début de soirée.

Aujourd'hui, avec Nicole et Hiroko, nous sommes allés chercher Megan à mi-chemin de chez ses grands-parents où elle a passé la semaine. Ils ont fait l'autre moitié du chemin et nous nous sommes retrouvés pour pique-niquer, au lodge du parc provincial de Manning-Hope, à environ 250km à l'est de Vancouver. Nous sommes partis assez tôt ce matin, vers 8h, pour avoir le temps d'une petite randonnée de 2h autour du Lightning Lake (http://goo.gl/maps/2fYf), avant le rendez-vous pique-nique. Première prise de contact avec les routes et autoroutes canadiennes. Premier aperçu aussi des espaces et des loisirs "nature" de l'intérieur des terres. Cétait bien !
Je vous montre cela dans un autre message, demain je pense.

La bise,
Bon dimanche à tous,
Sylvain

jeudi 26 juillet 2012

Un petit tour dans le Queen Elizabeth Park / Flower power

Bonsoir à tous,

Bientôt le week-end, et même les belles vacances pour certains.
Après un début de semaine pluvieux, ici le beau temps est de retour.

Les cours d'anglais suivent leur cours, sans beaucoup de progrès à l'oral où je mesure surtout mes incorrections et l'ampleur du travail et de la pratique qu"il faudrait. Mais bon, that's it.

Mardi dernier, j'ai pu visiter l'Art Gallery de Vancouver : http://www.vanartgallery.bc.ca/.
C'était la soirée où le ticket d'entrée était "by donation", à la libre appréciation de chacun. Je suis content de la visite, mais je dois dire qu'à plein tarif, je l'aurais moins été. Ce musée est principalement orienté Art contemporain, et curieusement cela venait bien à point pour faire écho à ma lecture du moment, le Paris-New-York de Marc Fumaroli.
J'y allais surtout au départ pour découvrir les oeuvres d'Emily Carr, l'artiste-peintre locale (http://fr.wikipedia.org/wiki/Emily_Carr). J'ai été assez déçu, il y avait à peine une dizaine de tableaux exposés, dont Odds and ends (visible dans l'article wikipédia). Et ce que j'ai vu ne m'a pas beaucoup plu esthétiquement, même si sa démarche, son intention et son parcours sont intéressants. Je crois qu'il y a un autre endroit à Vancouver où il y en aurait peut-être davantage à voir, l'école d'art qui porte son nom, et puis également à Victoria, sur l'île de Vancouver, où se trouve sa maison-atelier. J'irai peut-être à l'un ou l'autre endroit. 
Les autres étages de l'Art Gallery sont consacrés à des expositions thématiques temporaires d'art contemporain. J'ai pu voir quelques Marylin d'Andy Warhol, quelques tableaux de Cy Tombly et de Frank Stella, des grands amis de mon Fumaroli... Bref, pas convaincu voire manquant un peu d'air, j'ai traversé à grands pas ces salles.
Au rez-de-chaussée, l'exposition principale du moment m'a en revanche réjoui. Il s'agissait de la collection rassemblée dans la première moitié du XXe siècle par Etta et Claribel Cone, deux soeurs américaines qui ont vécu et voyagé en France où elles ont fréquenté Matisse. Venue du musée de Baltimore, Etats-Unis, auquel elle a été léguée, cette collection présente principalement des peintures, des dessins et des sculptures de Matisse, ainsi qu'une salle d'oeuvres de Picasso, et remarquables, un très beau tableau de Courbet, de Van Gogh, de Cézanne, de Renoir également.
Un bon moment, que ce temps passé devant ces tableaux. L'instant suspendu qu'ils dépeignent, les lignes, les couleurs, les équilibres de mouvements et d'immobilité réjouissent et apaisent le regard, invitent à un petit arrêt du temps devant eux.

Aujourd'hui jeudi, je suis retourné me promener un peu dans le Queen Elizabeth Park, dans la partie sud de Vancouver, où j'étais allé jeudi dernier. Après y avoir fait une balade pour ramener quelques photos, j'y suis resté une bonne heure à lire, sur un banc ombragé.

Pour commencer, petit passage par la roseraie :



























Quelques pas dans le jardin paysager, en vue du Bloedel Floral Conservatory (que je n'ai pas visité mais qui abrite un environnement tropical) :


















En contournant ce Conservatoire botanique, un point de vue sur Vancouver, du sud vers le nord :


















Retour au jardin, à la recherche d'un banc :

















Et quelques fleurs pour finir :


















La bise,
Sylvain

(Post-scriptum : dans un langage moins fleuri, voici une petite bêtise de film capté sur YouTube, dont la réputation circule parmi les élèves des cours, et qui plaisante de la difficulté de prononciation de l'anglais et de la situation du touriste : the Italian men who went in malta :
http://www.youtube.com/watch?v=YjXGywPzkw0&feature=fvwp&NR=1)

dimanche 22 juillet 2012

Ascension de Grouse Mountain / Hiking the Grouse Grind

Bonjour à tous,

Aujourd'hui dimanche, retrouvant deux comparses des cours d'anglais assez tôt ce matin, nous sommes allés là où j'étais allé avec Nicole et Hiroko il y a deux semaines, voir le spectacle des bûcherons, les ours et les rapaces, en haut de la Grouse Mountain. Sauf que nous sommes montés à pied et non pas en téléphérique, et que le temps était couvert, prenant la montagne dans la bruine et les nuages à mi-pente.

Extrait du site suivant http://centredesmedias.canada.travel/content/travel_story_ideas/bc_hikes, voici une petite présentation de ce sentier qui est une des attractions réputées de Vancouver :
"Le sentier Grind du mont Grouse
Longueur : 2,9 kilomètres
Dénivelé : 853 mètres
Temps de randonnée estimé : 1h30
La randonnée du Grind, sentier accroché au versant sud du mont Grouse, à North Vancouver, est devenue, au fil du temps, la plus célèbre de Colombie-Britannique. Le chemin pentu présente un dénivelé moyen de 30 degrés et grimpe sur 853 mètres au cœur de la forêt, depuis Valley Station jusqu’au plateau. Au total, 2 830 marches sont sculptées dans le sentier, de quoi chauffer les muscles des cuisses! Achevé au début des années 1980, le Grind fait partie des incontournables tant pour les habitants de la région que pour les voyageurs de passage. Vous ne réussirez probablement pas à atteindre le sommet en 24 minutes (record établi à ce jour), un adulte y arrivant en moyenne en une heure et demie. La montée en vaut cependant la peine, ne serait-ce que pour admirer Vancouver, son plan urbain unique et ses mille et une couleurs, depuis un point de vue dégagé. La meilleure façon de redescendre? À bord du Grouse Mountain Skyride."

C'est un trail très fréquenté, particulièrement un dimanche matin, mais très bien aménagé, bien impressionnant par sa verticalité. On y est tout du long en sous-bois. Aujourd'hui, la vue n'était pas dégagée. J'ai dû mettre environ 1h15 pour arriver en haut et, après une pause de 20 min (je voulais être de retour devant on ordinateur pour le milieu de journée, pour une petite communication Skype avec Lyon, du 13h à Vancouver donnant du 22h chez vous), ai choisi de ne pas prendre le téléphérique mais de redescendre par le sentier... J'avais un bâton de marche, mais les cuisses flagellaient un peu une fois arrivé en bas. 
C'était une bonne expérience, plutôt rassurante pour mes jambes et mon souffle, encore à peu près là ! Et puis je voulais me faire une idée de ce que cela représentait car, quand Isabelle sera là, il y a deux villes dans les Rocheuses canadiennes qui ont un tel téléphérique, montant à un point de vue majestueux, mais coûtant cher, avec l'alternative d'en faire une bonne rando, à Banff ainsi qu'à Jasper. Cela paraît possible de faire comme ça, si la météo s'y prête et si le retour peut se faire par un chemin plus long mais plus soft.

Voili voilou. Pictures now / aux images !
Au départ



"William Blake, do you have any tobacco ?"







Redescendant






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